Hommage à La Grèce, Terre d'Election



Le Nouvel Ulysse





Toi, mon amant

Le cheveu cendré bouclant

Sur la lisière du cou

Je veux te voir souriant

Narguant de ton rire clair qui me plaît tant

Le destin parfois chagrin

 

Grimpe hardiment sur l’aile du vent

Et comme Ulysse

Cargue ta voile pour franchir Charybde et Scylla

Calypso sait ton esquif lourd de présents

L’Olympe t’envie, ne sais-tu pas ?

Alors mets ton esprit à l’unisson de tes sens

 

N’attends pas, ose braver l’éclat du soleil

Déjoue les sinistres complots de Saturne

Emplis le ciel grec des accents délicieux de ton chant

Ecris sur l’onde colère les fantasques mots

Projette dans la caverne ce que les dieux ignorent

Le mouvement humain sur la courbe du temps

 

Jette loin le disque du labeur stérile

Epouse la beauté du javelot qui fend l’air

Drape le monde dans les couleurs de ton nom

Ton odalisque, échevelée, pieds nus

Remontant jusqu’aux cuisses les plis de sa tunique

Sautera dans ton char qui recrée dans sa course le monde.

 

Son mollet est  encore habile à la course

 Elance-toi avec Elle sur la carrière de la création !

 

 

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